Les EBA guyanais - 2018

25 mai 2019

Tortue Luth - c'est la saison des pontes

Moment privilégié que nous avons pu vivre.

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La période de ponte vient de démarrer sur les plages de Guyane. Il faut savoir que ces plages comptent parmi les plus importants sites de pontes au monde. La tortue Luth est une espèce menacée et fait l'objet de programmes d'études. L'ouest de la Guyane est l'endroit où il y a le plus de pontes, près de 20 000 par an. Mais depuis 2008, les pontes sont de plus en plus nombreuses sur les plages de l'est. L'association Kwata a recencé près de 6500 pontes en 2008.

Ce "spectacle" inoubliable doit se faire dans le total respect de l'animal. Il est donc impératif de suivre les recommandations suivantes :

  • garder une distance importante lorsque la tortue sort de l'eau
  • ne pas entraver son ascension
  • ne pas lui éclairer la tête, ni utiliser de flashes au risque de la désorienter
  • évitez de se placer dans son champ de vision
  • lors de la ponte, respecter un périmètre d'observation de plusieurs mètre afin de ne pas oppresser l'animal et ne pas ébouler le nid
  • ne pas grimper sur la tortue et ne pas la toucher
  • restez calme et éviter les cris et mouvements brusques.

Les tortues pondent en général la nuit, de 1 à 3h avant que la marée soit haute.

Armés de toutes ces informations, et après avoir consulté les horaires de la marée, nous avons longé la plage de Rémire en découvrant un premier groupe en pleine discussion sur la vie de la tortue, puis un second groupe autour d'une tortue en train de pondre. Un homme, attentif au respect des recommandations, a donné quelques informations sur le poids de la tortue (une jeune de près de 200 kg), des explications sur les différentes tailles des oeufs (les plus petits étant infécondés).

Nous apprenons que le poids moyen d’une femelle se situe autour des 400 kg, les plus grosses pouvant atteindre 900 kg et que sa taille moyenne est d’environ 1m60.

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Un vrai moment magique. La période des pontes venant juste de démarrer ... nous reviendrons. Mais surtout nous reviendrons dans 8 semaines pour y voir l'éclosion.


Sites sources : La tortue Luth par Guyane Amazonie; Associaiton Kwata

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01 mai 2019

Point météo à fin avril 2019

Point Météo

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20 avril 2019

Oiapoque Brésil

Week-end prolongé … occasion de bouger et la destination hors frontière est évidente : Oiapoqué au Brésil !

Oiapoqué est une ville de l’état de l’Amapá au Brésil. Elle est située le long du fleuve Oyapock et fait presque face à la ville de St-Georges-de-l’Oyapock en Guyane. La traversée du fleuve se fait soit en pirogue, soit en empruntant le pont, ouvert depuis mars 2017.

Pont Fleuve Oyapock

C’est une destination qui se réfléchie de par la distance à parcourir à partir de Cayenne : près de 190 km pour un voyage prévisible de 2h30 minimum. Jo se charge de réserver un hôtel pour 2 nuits et, suite aux conseils de ses collègues, MLaure réserve un parking privé à St-Georges-de-l’Oyapock afin d’éviter d’éventuelles mauvaises surprises.

Nous prenons donc la route le samedi dès 9h00, en faisant un petit détour par Cayenne pour y faire du change. La route a été ouverte à travers la forêt amazonienne. Le seul arrêt aura été pour le contrôle des papiers d’identité au poste que la gendarmerie a mis en place après Régina.

3h00 de trajet plus tard, nous arrivons à St-Georges-de-l’Oyapock, dernière « ville » avant le Brésil. Petit détour par le fameux nouveau pont pour y faire quelques clichés. Nous avons déjeuné « Chez Modestie » d’une daube de cochon bois (une 1ère pour MLaure) Daube Cochon bois et de frites (celles du Nord nous manquent … et encore plus après avoir mangé celles-ci).

Il ne nous a pas été utile de chercher bien longtemps une pirogue pour rejoindre la ville d’Oiapoque. En effet, les piroguiers sont tous regroupés au même endroit. La traversé du fleuve Oyapock est à 5 € / personne.

A notre arrivée sur le sol brésilien 1ers pas au Brésil, nous prenons directement la direction de l’hôtel où nous sommes très bien accueillies par la propriétaire qui parle un peu le français : chambre très sommaire, sentant l’humidité, mais très propre, dotée d’une clim, d’une salle de bain et d’un lit … donc tout ira pour le mieux.

A peine délestés de nos sacs, nous ressortons pour nous diriger vers le poste de Police Fédérale. En effet, il est plus que recommandé de se faire enregistrer auprès des autorités à partir du moment où on reste au moins une nuit sur le sol brésilien. C’est donc muni du sésame sur nos passeports que nous découvrons les 1ères rues et boutiques de la ville.

Très vite, nous constatons qu’il ne sera pas compliqué de trouver ce que nous avons envisagé d’acheter : hamac, tongs, et la fameuse cachaça (ou cachace, boisson distillée obtenue par fermentation puis distillation du vesou, le jus de canne à sucre - cousin du rhum - ingrédient de base du cocktail caïpirinha).

Nous traversons le marché couvert et passons devant de minuscules salons de coiffure où pourtant 3-4 clients sont installés (entassés mais à l’aise) à se faire faire pour l’un une coupe de cheveux, pour d’autres une beauté des ongles (mains et pieds). L’oppression du lieu au premier abord disparait vite avec la bonne humeur, les rires qui semblent présents partout. Nous avons remarqué qu'un grand nombre de boutiques tenaient à disposition de leur clientèle un ou plusieurs billards sur leur terrasse, ainsi qu'un écran où chacun peut s'installer devant afin de suivre les matchs de football. Le plus étrange a été de voir un écran suspendu à l'arrêt du bus, surplombé d'une parabole, sans savoir si un bus s'arrête vraiment à cet endroit !

Après une petite pause pour le goûter, nous nous sommes ressourcés dans la chambre climée avant de partir à la recherche d’un « Churrascaria » (restaurant à viandes typique du Brésil). Nous avons malheureusement découvert, que ce type de restaurant n’était ouvert que le midi. Notre curiosité a été éveillée par la terrasse d’un restaurant où se trouvait une table avec plusieurs marmites. Des bols et des couverts étaient à disposition des clients souhaitant dîner sur place. Nous avons donc pris notre bol, soulevés chacun des couvercles pour y découvrir des soupes de poulet, de porc, de queue de bœuf ou de crevettes. Nous nous sommes amplement rassasiés avec la « soupe » à base de crevettes et légumes, et d’une Caïpirinha Caïpirinha .Ces soupes ressemblent plus à des plats mijotés qu’aux soupes que nous consommons habituellement en métropole. La restauratrice, qui parlait un peu français, n’a pas été avare d’explications sur la cuisine de son établissement et s’excusait presque de ne pas pouvoir nous servir de viandes autres que celles proposées dans ses soupes.

Notre sortie nocturne nous a fait toucher de prêt à l’ambiance musicale présente partout. Le plus surprenant a été le son sortant des enceintes de voiture, digne de boîte de nuit !

Après le repas, nos pas nous ont amenés vers la place des fêtes, ce qui nous a permis de découvrir que le football de rue n’est pas une légende et que le football féminin est prisé : le terrain étant occupé uniquement par les filles Football brésilien. Nous avons eu la chance d’assister à une répétition d’un groupe folklorique : époustouflant de dynamisme.

 

Groupe folklorique à l'entrainement

 

ça ne s'arrête jamais ...

Retour à l’hôtel pour y passer une nuit réparatrice après cette grande journée.

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Après un petit déjeuner royal, nous avons pris un taxi pour aller passer la journée au Ranch PK9, conseillé par un collègue de MLaure. La course ne sera payée qu’au retour.

Ranch PK9

Nous découvrons un site très sympathique où on peut y passer uniquement une journée ou une ou plusieurs nuits (carbets ouverts ou fermés pour y installer son hamac) : une grosse rivière avec rochers de quoi se baigner, un terrain de beach-volley, une tyrolienne, des bouées, des paddles, des tables et chaises à installer où bon nous semble. Le tout mis à disposition gracieusement. Le midi, un grand buffet chaud et froid est installé sous le grand carbet. Nous en avons profité pour goûter de nouvelles saveurs. C’est un lieu propice à la détente et au repos en famille ou entre amis.

A l’heure fixée, le chauffeur de taxi était présent pour nous re-déposer à Oiapoque où nous sommes partis à la recherche d’un des 2 glaciers indiqués comme incontournables dans notre guide. Impossible à trouver, nous nous sommes repliés sur le 2nd. S’en est suivi une petite balade près du fleuve dans un quartier dit « attention on n’y va pas » dont nous sommes sortis indemnes !

Fast food mobile  Pont sur le Fleuve Oyapock  Pirogue alu vs pirogue bois

Petite douche à l’hôtel où nous avons eu une coupure électrique pour l’éclairage et non pour la clim … un grand mystère, d’autant plus que seul l’éclairage des chambres était coupé.

Jo a proposé de dîner dans la rue, là où sont installés de nombreux marchands, proposant des brochettes de viandes précuites et remises sur les braises. 2 brochettes + 2 riz + 2 sodas : moins de 5€ !

Resto mobile

On constate que les passants viennent chercher leur repas et retournent le manger chez eux ou ailleurs. Et ceux qui mangent sur place, repartent sitôt la dernière bouchée avalée. Nous étions les seuls à nous être posés pour manger tranquillement en regardant l’animation nocturne de la rue.

Retour à l’hôtel toujours sans éclairage dans la chambre. La propriétaire des lieux se confond en excuses.

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Nouveau petit déjeuner royal avant de retourner à la Police Fédérale pour faire tamponner notre passeport signalant que nous allons quitter le Brésil.

On finalise nos achats avant de se diriger vers les piroguiers. Nous souhaitons aller voir le Saut Maripa avant de regagner St-Georges. Quelques petites négociations de tarifs avec 3 piroguiers et validons notre tour pour 30€ avec l’un d’eux. A cet instant et comme depuis notre arrivée à Oiapoque, nous n'avons jamais été sollicité à outrance par les piroguiers, les boutiquiers ...

Le Saut Maripa est le plus redoutable et le plus connu des 100 rapides qui jalonnent le fleuve Oyapock. Il fait 2 kilomètres de rapides sur 14 mètres de dénivelé. Il est possible d’accéder au Saut par une piste de 20 km partant de St-Georges.

Saut Maripa  Saut Maripa

 

Saut Maripa

Le piroguier nous a amené au plus près, en aval, du Saut Maripa. Un plaisir pour les yeux et pour l’appareil photo.

Une pluie torrentielle nous a accompagnés sur le retour à St-Georges où nous avons récupéré notre voiture et acheté de quoi manger sur le chemin du retour.

Nouveau contrôle des papiers d'identité par les gendarmes au niveau de Régina où nous avons fait un rapide tour en constatant que ce ne serait pas là qu’on s’arrêterait casse-crouter ! Malheureusement cette petite ville ne donne aucune envie de s’y arrêter où même l’écomusée n’est ouvert que quelques jours par semaine !

Nous avons fait notre pause à l’intersection d’Approuague. Un petit carbet-buvette avait attiré notre attention à l’aller. Les personnes présentes nous ont fait un très bon accueil et nous avons pu échanger avec elles sur leur mode de vie dans ce coin perdu de la Guyane. Le propriétaire du lieu nous a présenté son père qui avait fait le choix de quitter la métropole et venir s’installer ici afin de retrouver un climat et un mode de vie au plus proches de ses origines asiatiques. Après plusieurs minutes d’échanges, nous avons été agréablement surpris d’apprendre que nous avions habités dans les mêmes villes à des années différentes, et en particulier à Mont-de-Marsan. Nous apprenons ainsi que de nombreux landais sont installés à Approuague.

Conclusion de notre séjour sur la terre brésilienne : Oiapoque est une petite ville à la fois paisible et animée en journée. La population est accueillante et  les commerçants ne forcent pas à la vente. A aucun moment, nous ne nous sommes sentis en insécurité, contrairement, à ce qu'on avait pu comprendre de certains de nos interlocuteurs. Ce séjour nous a donné envie d'aller plus profondément à la découverte de ce pays. La langue officielle, le portugais, dont nous ignorons tout, n’a pas été un frein pour nous faire comprendre car de nombreuses personnes parlent français. Reste l’inconvénient le plus marquant : la distance entre Cayenne et St Georges !

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Un peu d’histoire : Durant la période coloniale, le territoire de l'actuelle Oiapoque faisait partie de la Capitainerie du Cabo Norte. Au début du XVIème siècle, les Portugais d'Amérique menaient des luttes contre les autres Européens pour établir leur contrôle sur la région comprise entre le rio Oiapoque au nord, et le rio Amazonas, au sud, pour étendre leur empire colonial.

La municipalité d'Oiapoque tire son origine de l'installation, à une date indéterminée, d'un métis du nom d'Émile Martinique, 1er habitant non-indigène du lieu. On sait que la localité s'appelait alors "Martinique" (Martinica), et, de nos jours encore, il n'est pas rare d'entendre cette désignation, notamment de la part des habitants les plus vieux.

En 1907, le Gouvernement fédéral créa le 1er détachement militaire de la commune, qui servait pour la rétention des prisonniers politiques.

Pour marquer la souveraineté nationale brésilienne sur les régions limitrophes du pays face au Contesté franco-brésilien d'Amapá résolu en 1901, un Monument à la Patrie fut érigé pour marquer le commencement du territoire brésilien.

La municipalité d'Oiapoque fut créée le 23 mai 1945, et est située dans la partie la plus septentrionale de l’État d'Amapá, dont Macapá, la capitale, peut se rejoindre par l’unique route, la BR-156 longue de 600km.

Elle est limitée, au Nord, par la Guyane française (commune de St-Georges-de-l'Oyapock) et, au Sud, par les municipalités de Calçoene, Serra do Navio et Pedra Branca do Amapari. À l'Est, elle est baignée par l'Océan Atlantique et, à l'Ouest, elle fait limite avec Laranjal do Jari.

Elle est composée de 2 districts :

  • Clevelândia do Norte (zone militaire) ;
  • Vila Velha (zone de propriétés d'extraction agricole).

Depuis mars 2017, le pont sur l'Oyapock permet le franchissement du fleuve vers St-Georges-de-l'Oyapock et la Guyane française.

Par ailleurs, les nombreux touristes guyanais boostent l'activité commerciale de la ville. En effet, ceux-ci sont attirés par cette ville frontalière réputée offrir de meilleurs prix qu'en Guyane, notamment pour les alcools, le tabac, la viande brésilienne.

 



Sources : Oiapoque selon Wikipédia, Oiapoque selon Wikivoyage, France Info Guyane 1ére - Le pont, Ranch PK9 selon Escapade Carbet

Blog : Lapinous on Road

 

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02 avril 2019

Fête du ramboutan - Cacao

Fête traditionnelle des Hmongs qui se déroule tous les ans en avril.

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Stèle Ramboutan Cacao 2018 08 19 -1

Cette année, elle n'aura pas lieu et plusieurs raisons sont données :

  • la pluie en janvier a détruit beaucoup de fruits en formation ;
  • certains producteurs auraient taillé leurs arbres qui doivent se régénérer ;
  • d’autres producteurs abandonnent la culture : le coût de l’entretien des arbres et celui de la cueillette nécéssitent que l’intégralité de la production, près de 20 kg par jour, soit vendue sur les étales ;
  • de vieux arbres fruitiers ont été arrachés et la production des jeunes plants n’est pas encore élevée.

Et d'autres locaux nous disent que les producteurs préfèrent vendrent les fruits vers Rungis, ce qui est plus rentables financièrement.

Nous trouvons ce fruit depuis plusieurs semaines sur les marchés, mais le prix au kg (5 €) ainsi que le peu de maturité nous bloquent dans un achat  régulier.

Et pourtant, ce fruit mérite sa dégustation.

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Sources : France Guyane

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10 mars 2019

Sentier de Lamirande ou La Mirande

Ce sentier se trouve à quelques kms de Matoury en arrivant de Cayenne. Un simple panneau à l'entrée d'un chemin en latérité annonce ce sentier sur la droite. La piste trés accidentée, pour ne pas dire totalement défoncée, ne nous a pas permis d'atteindre le parking.

Le sentier pédestre ne démarre pas de suite au niveau du parking, il faut prendre le chemin indiqué et suivre les panneaux indicateurs. Quand nous arrivons au départ du sentier, nous avons déjà fait 2 kms depuis la voiture.

Le panneau descriptif nous indique 2 circuits au choix :

  • la boucle "cascades" : durée 2h30, environ 2,5 km
  • la boucle "paypayo" : durée 2h, environ 2 km qui semble proposer une découverte de la forêt primaire

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Pour faire le grand tour, il faut compter 4h00. ML ayant une ampoule qui s'est formée dés les 1ers pas, nous avons décidé de faire la boucle "cascades". Le sentier est bien balisé et ponctué de panneaux d’information sur la faune et la flore de la forêt.

Ce parcours serpente sur le Mont Grand Matoury et enchaine montées et descentes parfois assez raides, humides et glissantes. Une clairière nous offre un point de vue sur Cayenne et la colline de Montabo.

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Nous sommes partis un peu tard de la maison pour espérer observer les oiseaux (tels que aras ou toucans) et les singes capucins, qui, semble-t-il le sont au lever du jour ou au coucher du soleil.

La forêt n'en reste pas moins impressionnante par le gigantisme de ses arbres, ses lianes dont on ne sait pas d'où elles prennent vie, ...

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PHOTOS


Un peu plus d'explication : La forêt domaniale de Lamirande (166 ha) est classée réserve naturelle. Créée le 06 septembre 2006 et couvrant une superficie de 2129 ha, la Réserve Naturelle Nationale du Mont Grand Matoury constitue la plus grande réserve périurbaine de France.

Elle a pour objectif principal la préservation du dernier massif de forêt primaire (culminant à 234 mètres) au sein du tissu urbain croissant de l’île de Cayenne. La réglementation instaurée vise non seulement la conservation des intérêts biologiques et écologiques du site, mais également à privilégier les activités pédestres pour la découverte du patrimoine naturel.


 

Liens : Circuit pédestre de Lamirande, Carnet de route, Bon Ti Koté

 

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02 février 2019

On s'est fait un carbet - le 1er

Une des activités à faire en Guyane est le week-end carbet ou ... "se faire un carbet".

Carbet et ses sanitaires

Mais qu'est-ce qu'un carbet ? Initialement, un carbet est une grande case faite de pieux et de branchages, un abri de bois sans mur,  typique des cultures amérindiennes. Il en existe de différentes formes, tailles avec plus ou moins de confort. En règle général, sa conception permet d'abaisser la température dû à la large surface d'ombre qui permet de garder une partie de la fraîcheur nocturne, Il protège de la pluie, et par le jeu du clair-obscur, permet de voir sans être vu ! Il est généralement conçu pour y attacher facilement des hamacs.

Dès le 17 novembre dernier, lors de notre sortie "Marais de Kaw", nous avons sérieusement pensé à mettre en place un WEnd carbet. Par le biais du travail de Jo, il nous a été possible de réserver un carbet et une pirogue du CSA (pour ceux qui connaissent, et pour information, un des permis bateau est obligatoire, et une cotisation annuelle ou temporaire est demandée). Jo a proposé à quelques collèges de se joindre à nous pour cette 1ère.

C'est donc un groupe constitué de 11 personnes qui s'est retrouvé à la base nautique de Stoupan. Le temps de faire quelques petites démarches administratives, de charger la pirogue, d'enfiler les gilets de sauvetage et c'était parti pour plus d'1h de navigation sur : l'Oyac, puis l'Orapu et enfin sur la Kounana où se situe notre destination finale.

Embarquement immédiat

Aucune marque extérieure ne nous indique le lieu exact de notre carbet. Les enfants commençant à s'impatienter et à avoir faim, nous faisons une pause dans un de ceux présents sur la rive, en se disant que nous reprendrions notre route pour trouver le nôtre plus tranquillement. Dès la fin du pique-nique, nous avons ré embarqué pour s'apercevoir que notre objectif final se trouvait 200m plus loin, ce qui nous a bien tous détendus ! Quoiqu'il en soit, nous étions rassasiés et pleins d'énergie pour attaquer notre installation. Mais avant, Jo a fait une rapide reconnaissance des lieux afin de détecter et/ou d'écarter d'éventuels "invités surprises" ... seules quelques chauves-souris avaient élu domicile dans les lieux. Comme prévu, notre WEnd sera rustique : pas d'eau potable, pas d'accès aux sanitaires.

En moins de 45min tout était installé et chacun prenait ses nouvelles marques en explorant les alentours, ce qui nous a permis de découvrir un layon qui amenait au carbet où nous venions de déjeuner.

Quelques-uns ont embarqué les 3 enfants pour faire une petite virée sur la rivière, à la recherche de bancs de sable afin de se baigner pour ceux qui le souhaitaient, mais aussi pouvoir y revenir la nuit tombée pour y observer d'éventuels caïmans. La recherche a été infructueuse donc pas de baignade, ni d'expédition nocturne programmée.

La rusticité est une chose, mais cela ne devait pas enlever la place au Ti'Punch ! Les antillais du groupe ne se déplacent pas sans le rhum, le citron, le sucre qui étaient accompagnés de saucisson, noix de cajou, ... Malgré la pluie, le BBQ a été allumé nous permettant de déguster des bonnes grillades. Et pour finir, jour de Chandeleur oblige, nous avons dégusté les bonnes crêpes confectionnées dans l'après-midi par la "mère du breton".

Aubergines carbet Une mère de breton en action

La fatigue se faisant ressentir, l'heure de prendre place dans les hamacs est vite arrivée avec une certaine appréhension pour certains, comme MLaure qui craignait de ne pouvoir trouver le sommeil. Contrairement à toute attente, MLaure n'a entendu aucun cri d'animaux durant la nuit et s'en trouve quelque peu déçue mais tout de même rassurée.

Carbet coin nuit installé

Le réveil s'est fait en douceur au rythme de chacun. Le petit déjeuner a été englouti avec avidité. La matinée s'est déroulée tranquillement : pour certains par un petit tour de pêche sur le ponton ; pour d'autres en restant à farnienter dans le hamac ; pour MLaure et sa voisine angevine, un petit tour afin de prélever quelques fleurs tropicales à replanter à Rémire.

Dans le courant de la matinée, il a été décidé une sortie kayak pour les 3 plus grands enfants. Elle s'est de suite transformée en "grande expédition amazonienne" pour les 2 adolescentes. Jo a dû mettre en route la pirogue pour aller les chercher et les amener en amont afin de leur permettre de profiter du courant pour regagner le ponton du carbet. Tout le monde a beaucoup rit. Cela n'a pas enlevé l'envie au petit "Indiana Nathan" de faire du kayak.

Sortie kayak

Pendant ce temps-là, le repas composé de riz, haricots blancs (très salés) et cuisses de poulet (trop nombreuses et trop cuites) était en cours de préparation. A croire que la forêt donne de l'excès dans l'appétit. Il ne manquait que le fameux achard de légumes !

Le moment est vite arrivé de nettoyer, ranger le carbet, recharger la pirogue et reprendre le trajet inverse sous un ciel plus que menaçant. Nous avons vraiment eu la chance de passer à travers les nuages lourds de pluie. 1h30 de pirogue avant d'être de retour à Stoupan, où comme au départ la veille, il nous a fallu décharger la pirogue, re charger les voitures, et faire les quelques petites dernières démarches administratives.

Ce WEnd qui s'annonçait plein de craintes pour MLaure, a été une très bonne expérience que nous avons envie de réitérer au plus vite.

Un carbet ça ne se fait pas ... ça se vit !

Photos

 

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19 janvier 2019

1ère sortie kayak

Aujourd'hui, on prépare le pique-nique, on met nos affaires dans les touques afin qu'elles restent à l'abri de tout incident potentiel et ... voilà que Jo fait embarquer MLaure à bord d'un kayak au départ de la base nautique de Stoupan.

L'horaire de la marée basse n'a pas été assez anticipé, et nous nous retrouvons à devoir traverser à contre-courant le fleuve Mahury afin de rejoindre l'embouchure de la crique Gabriel. De grosses frayeurs pour MLaure qui ne maitrise absolument pas la pagaie et qui perd très rapidement toute force pour pouvoir aider Jo.

Crique Gabriel 2018 10 06 -4

A bout de force, nous avons réalisé assez rapidement, que nous n'arriverions pas à la destination que nous nous étions fixés, c'est à dire le vieux pont de bois de Dégrad-Eskol. Ne trouvant aucun endroit "sec" pour accoster, nous pique-niquons directement dans le kayak.

Nous profitons de l'étale de basse mer pour rebrousser chemin. Cela nous a permis de profiter pleinement du paysage, et de nous déplacer à notre rythme. Mais dès notre arrivée à l'embouchure du fleuve Mahury, la réalité est toute autre : la marée monte et nous devons à nouveau naviguer à contre-courant. MLaure ne peut que suivre les instructions de Jo en donnant le cap sans pour autant faire avancer le kayak.

Avant de pouvoir refaire une telle sortie, il va falloir "muscler les bras et renforcer la ceinture abdominale" !!


 

Source : Wikipédia

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21 décembre 2018

Paramaribo Suriname

Nos 1ères fêtes de fin d’année sans les enfants sont difficiles à envisager et pour faire passer ce manque, nous décidons de faire une escapade au Suriname, à Paramaribo.

Jo s’occupe de faire faire les visas auprès du Consulat du Suriname à Cayenne ; et de réserver le taxi qui, d'Albina, nous amènera à Paramaribo. Pour ce 1er voyage, nous avons opté pour laisser notre véhicule à St Laurent et prendre la pirogue puis le taxi pour 2h30/3h de trajet pour rejoindre la capitale surinamienne. Le Suriname est un des deux seuls pays d'Amérique du Sud où la conduite se fait à gauche.

La prochaine fois que nous viendrons, nous aurons :

  • les permis de conduire internationaux nécessaires au Suriname,
  • l’assurance spéciale pour la voiture, que l’on peut contracter pour une période donnée,

et traverserons le fleuve Maroni avec le bac « La Gabrielle » après enregistrement auprès de la douane.

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Vendredi 21 décembre : MLaure terminant dès 15h30 et Jo ne travaillant pas le vendredi après-midi, nous prenons la direction de St Jean du Maroni, afin de ne pas avoir à faire ces 260 km très tôt le lendemain, soit près de 3h30 de route.

Nous faisons une halte à St Laurent du Maroni pour y dîner puis direction St Jean. St Jean … comme presque 25 ans en arrière où nous étions venus, de Martinique, pour y voir nos amis de toujours (même si à l’époque, ils étaient des amis depuis peu).

Donc nous nous retrouvons à St Jean pour passer la nuit au mess.

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Samedi 22 décembre et jours suivants : Réveil de bonne heure pour prendre le petit-déj à St Laurent avant de se présenter à la douane. Nous n’avons eu aucun mal à trouver une pirogue pour traverser pour 4€/personne.

Pirogue taxi

L’arrivée au Suriname se fait par le passage obligé en douane. Même s’il y a peu de monde, l’attente est longue avant d’obtenir le coup de tampon pour pouvoir commencer notre périple. Le taxi nous attend. Le trajet est relativement rapide jusqu’au pont de Paramaribo ! Pont Jules Wijdenbosch Il a été ponctué par 2 petites haltes : la 1ère pour le chauffeur de taxi qui avait faim juste après un contrôle de la douane (contrôle très sommaire), et la 2nde halte pour y faire du change. Pour ce 2ème arrêt, nous nous retrouvons à faire une longue file d’attente dans une boutique où se trouve LA personne, avec un service de sécurité digne de ce nom, qui a tout pouvoir sur notre prochain « sésame » : le $ du Suriname ! 

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Après plus de 3h de trajet, nous découvrons notre étape : l’hôtel Le Torarica. Cet hôtel nous a été conseillé par certains collègues de Jo et nous profitons du partenariat existant entre le lieu et le travail de Jo. Nous prenons juste le temps de découvrir notre chambre et y déposer nos bagages, et partons rapidement à la découverte de la ville pour y chercher, entre autre, où manger.

Le temps n’a pas de limite dans cette ville où tant de choses nouvelles nous sautent aux yeux, et nous ne voyons pas les heures passées. Notre 1er déjeuner surinamien sera une sandwicherie à l'heure du goûter !

La fête de Noël est bien présente dans toutes les rues, les boutiques et aussi dans l’hôtel où se retrouvent des grandes familles et des bandes d’amis qui sont belle et bien là pour faire la fête. Les rires, les cris, les pleurs, l’ambiance festive se poursuivent dans les couloirs dont les chambres sont séparées par des portes de piètre isolation.

Le très grand nombre de restaurants dans un périmètre proche de l’hôtel, nous a permis de faire l’ensemble de nos repas à l’extérieur de celui-ci.

Petit clin d’œil à celui que nous avons choisi pour notre réveillon de Noël : lors d’une de nos virées, nous avons trouvé au bout d’un ponton, un bateau exposition (sculptures sur bois) dont le propriétaire très sympathique, nous a informé qu’il faisait aussi restauration. Nous y avons vu une opportunité d’y faire notre réveillon de façon hors-norme. Après s’être parés de nos tenues de fêtes, nous nous sommes donc retrouvés dans ce petit bateau où nous étions les seuls clients. On s’est vite rendu compte que malgré notre réservation, nous n’étions pas attendus. Quoiqu’il en soit, le pseudo cuisinier a sorti de ses fourneaux de quoi entamer le repas du réveillon : assis l’un à côté de l’autre, avec vue sur une épave mal en point. Nous voulions de l’inédit … on l’a eu ! Nous avons fini notre dîner dans un autre restaurant pour y déguster notre dessert, puis dans notre chambre y boire une coupe de champagne.

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Nous poursuivons la découverte de la ville durant les 2 jours suivants.

Nous sommes avant tout très agréablement surpris par l’architecture de la vieille ville qui permet une projection dans la riche histoire de cette ville (voir plus bas). L'architecture typique du centre lui a valu voir son classement au Patrimoine Mondial de l'Humanité par l'Unesco. Paramaribo possède en effet, un centre historique unique en son genre, avec des maisons coloniales construites selon les standards de l'architecture hollandaise en la combinant avec certaines techniques et les bois précieux utilisés par les indigères.

Maison pagode ...

Rue de Paramaribo avec la cathédrale au fond Ministerie van Justitie en Politie

Cathédrale-basilique St-Pierre-et-St-Paul

Nous n'avons pu visiter cette magnifique cathédrale St Pierre et St Paul qui était fermée.

Une multitude de statues se découvrent dans toute la ville. La barrière de la langue nous empèche de comprendre les informations notées sous chacune d'elle.

Mama Sranan, statue réalisée par Jozef Klas     Ruben Klas, La Palmeraie     Johan Adolf Pengel devant le Palais de Justice

Le temps ne nous a pas permis d'aller voir la synagogue, qui est la seule du continent américain, avec celle de Curaçao, à avoir le sol rempli de sable en témoignage du désert, mais également par précaution contre le feu provoqué par les bougies ne pouvant être éteintes durant le Sabbat. La grande mosquée et la synagogue sont côte à côte dans la même rue.

Une des nombreuses brochures de l’hôtel mettait en avant un beau mall (centre commercial) aux alentours de Paramaribo. Le trajet centre-ville de Paramaribo / mall en taxi a été une terrible épreuve pour MLaure qui a cru mourir à chaque croisement tellement la conduite était nerveuse ! Nous ne nous attendions pas à arriver dans un centre commercial comme nous les connaissons en métropole, mais encore moins à se retrouver parmi autant de boutiques fermées et peu attirantes. Néanmoins, il y a un choix qu’on ne retrouve pas à Cayenne.

A la recherche d’un barbier, nous avons découvert un quartier peu fréquenté par les touristes et qui pourtant vaut le détour. Le coiffeur de quartier, dont l’hygiène du « salon » laissé à l’abandon, a été simple et efficace avec la barbe de quelques jours de Jo, et tout ça pour un prix plus que raisonnable.

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Malgré la période festive, le séjour a été agréable, dépaysant et reposant comparé à notre quotidien professionnel. Bien que déçu du bruit occasionné par cette période, l’hôtel n’en reste pas moins un lieu accueillant, très bien situé (et en particulier pour les adeptes de la fête et des casinos), et avec de nombreuses prestations à disposition du client.

Nous n’hésiterons pas à y revenir, si l’occasion se présente. Cependant, nous nous tournerons plus vers l’extérieur de Paramaribo afin de découvrir le pays et ses richesses.

 

Photos


Un peu d’histoire

Le Suriname (ou Surinam, ou encore la république du Suriname) est un pays d'Amérique du Sud. Il est situé dans le nord-est du continent, sur le littoral de l'océan Atlantique, frontalier avec le Guyana à l'ouest, le Brésil au sud et la Guyane française à l'est. Sa capitale est Paramaribo. Le pays doit son nom à son principal cours d'eau, le fleuve Suriname. Avec une population d'environ 520 000 habitants pour 163 270 km², le Suriname est le pays le moins densément peuplé. Se situant dans l’aire géographique de la grande forêt amazonienne, le Suriname est boisé à 96 %.

La région est colonisée par les Provinces-Unies au 17ème siècle et prend le nom de Guyane néerlandaise. Elle fournit sucre, café, chocolat et coton à la métropole du fait de l'esclavage, jusqu'à son abolition en 1863. Les colons font alors venir des travailleurs hindoustanis, javanais et chinois.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1945, le Suriname est mis sous tutelle des Américains et de la Grande-Bretagne, car les Pays-Bas sont occupés par l’Allemagne. La colonie coopère alors avec les alliés, et l’administration coloniale néerlandaise. À la suite de la libération des Pays-Bas en 1945, des mouvements populaires émanent pour demander l’indépendance. Enfin, en 1954, le Suriname devient une région autonome du Royaume des Pays-Bas avant d'accéder à l'indépendance en 1975.

Le 25 février 1980, un coup d'État militaire signe le début d'une décennie de dictature marquée par l'exécution d'opposants politiques (massacres de décembre 1982) et l'éclatement d'une guerre civile précédée de la révolte des bushinengés en 1986. Les Pays-Bas cessent alors le versement de l’aide au développement. L’économie s’effondre et l’émigration vers les Pays-Bas s’accélère (400 000 personnes entre 1980 et 2010.

Le gouvernement signe la paix avec les bushinengués en 1989 lors de l'accord de paix de Kourou.

Le processus démocratique est rétabli au début des années 1990 et l’aide néerlandaise reprise.

En décembre 2007 se tient le procès des auteurs présumés des « massacres de décembre 1982 » : les 24 suspects, dont le responsable du coup d’état, refusent de se présenter devant le tribunal.

Cependant, et après plusieurs présidents, ce même responsable du coup d'état de 1980 est élu président de la République en 2010, puis réélu pour un second mandat en 2015.

La forêt tropicale et les milieux naturels sont de plus en plus écologiquement fragmentés et remplacés par des plantations (riz, arbres), des villes et des infrastructures.

L'orpaillage illégal y est en plein développement.

Les gigantesques mines de bauxite fournissent 80 % des recettes d’exportation, mais non sans un impact majeur sur la forêt. Dans les grandes cultures de riz et de banane, on utilise beaucoup de pesticides (insecticides en particulier)

Selon l'ONU, 50 à 60 % de la population manque des ressources nécessaires à la satisfaction des besoins essentiels, ce qui encourage l'économie informelle et l'orpaillage illégal dans le pays, voire dans les pays voisins, l'exploitation illégale ou inadaptée de la forêt et du gibier.

Aujourd'hui, la population surinamienne est constituée de plusieurs minorités :

  • les Hindoustanis (27% de la population) : descendants d'immigrés venus d'Inde au 19ème  siècle ;
  • les Marrons (21%) : descendants d'esclaves africains évadés ;
  • les Créoles (16%) : ascendance mélangée européenne blanche et africaine noire ;
  • les Javanais (14%) : « importés » des anciennes Indes orientales néerlandaises ;
  • le reste est composé d'Amérindiens (4 %), de Chinois (2 %) et de Blancs (1%)
  • et enfin, bon nombre de travailleurs immigrés brésiliens sont arrivés récemment au Suriname.

Les locuteurs des langues de ce pays se partagent une quinzaine de langues dont les plus importantes sont : le néerlandais, le créole surinamien à base d'anglais, le hindi, le javanais, le créole guyanais, le ndjuka, le créole saramaca, le créole haïtien, le chinois hakka, l’anglais, le portugais, l’espagnol. Bien que n'ayant pas de statut officiel, l'anglais est couramment utilisé par les institutions, l'administration et les médias. Le français n'est pas utilisé.

En raison de ce grand nombre de groupes ethniques dans le pays, il n'y a pas de religion principale.


 

Sources : Présentation du Suriname par France Diplomatie, le Suriname selon Wikipédia, République du Surinam, Wikivoyage, Découvrir le Surinam, Guide du Suriname via Easy Alibabuy, Suriname par Américas

 

Posté par EBA Guyane 2018 à 15:30 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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16 décembre 2018

Sentier de la montagne des Singes

Aujourd'hui direction Kourou pour découvrir le sentier de la montagne des singes, à 15 km de Kourou sur la route du Dégrad Saramaka.

Sentier de la Montagne des Singes

Tous les sites internet / blogs ... nous préparent à une belle et grande balade pour finir sur un point de vue magnifique sur la ville de Kourou, le fleuve Kourou, les îles du Salut et le CSG. Cette zone est située sur le territoire du Centre Spatial Guyanais et l'Office National des Forêts en a la gestion. Nombreux viennent ici lors d'un lancement Ariane et/ou y passer la nuit en hamac sous le carbet.

Nous voilà partis armés de : bonnes chaussures de marche, de l'eau dans les sacs à dos + dans la voiture pour le retour, de panchos, de casquettes, de l'appareil photo, de jumelles, du téléphone, d'un pique-nique, de vêtements de rechange dans la voiture.

En arrivant sur le parking, nous découvrons le sentier qui fait une boucle de près de 4km. D'un côté, un chemin long de plus de 3,2 km en pente douce qui permet de découvrir la forêt amazonienne, et de l'autre côté, le chemin que nous avons choisi pour monter est le plus court (environ 800m) et s'avère être très pentu ! Nous faisons cette montée sous une pluie battante. On ne peut savoir à quel moment, ni même si la pluie a cessé de tomber, tant les feuilles "dégoulinent" de pluie. ML portera son pancho tout le long.

Arrivés au sommet, nous découvrons un très beau carbet aménagé par l'O.N.F.

Carbet - Sentier de la Montagne des Singes

mais sans l'incroyable vue panoramique tant espérée. Cependant la vue sur la pluie qui tombe en certains lieux reste magique et surprenante.

Vue du carbet du sentier de la Montagne des Singes

Nous nous empressons d'engloutir notre pique-nique afin de nous réchauffer : les corps se sont vite refroidis après l'effort de la montée sous la pluie.

Nous avons attendu et espéré plusieurs dizaines de minutes que le ciel se dégage. En vain ... nous repartons plus tanquillement par le chemin le plus long sur lequel nous avons découvert des fleurs de liane, dont des promeneurs venaient de nous parler après en avoir ramasser. Elles ont une odeur particulière que nous avons apprécié. Ces mêmes promeneurs nous avaient dit de les faire sécher en y mettant un verre au centre afin d'éviter que la fleur se referme (chose faite et surprise ... il y avait des vers ! heureusement que nous les avions mis à sécher dans le jardin - une fois débarassées des vers, Jo a mis les fleurs au four à basse température .... les vers ont perdu le combat !!!).

Fleurs de liane - Forêt amazonienne, Sentier de la Montagne des Singes

Le chemin du retour a été plus long que nous ne le pensions car beaucoup de boue et probablement un petit "hors-piste", pourtant le sentier est bien balisé. Des passerelles permettent de traverser des cours d'eau. Nous nous sommes retrouvés dans le lit rocheux d'un cours d'eau. Nous n'y avons pas vu le crapaud feuille pourtant surement présent en ce lieu. La forêt marécageuse (et encore plus en cette saison) est le domaine d'un palmier (palmier Pinot ou Wassai) dont le coeur est comestible Un observatoire est aménagé qui peut permettre aux plus patients d'observer quelques espèces tel que les colibiris ou les singes Tamarins à mains jaunes fréquents sur ce sentier.

Arrivés sur le parking, nous avons dû nous changer de la tête aux pieds. Nous aurions dû prévoir 2 tenues de change : 1 pour l'arrivée au sommet et 1 autre pour l'arrivée à la voiture.

Belle et éprouvante (pour ML en 1ère partie) balade qu'il faudra refaire à une autre saison pour bénéficier de la vue à partir du carbet et voir des animaux dont nous n'avons entendu que le cri de certains.

PHOTOS 


En savoir plus ... En août 2010, le Parc naturel régional de la Guyane (PNRG) et la Fédération Française de Randonnée Pédestre (FFRP) ont signé une convention cadre mandatant le PNRG pour le développement de l’agrément promenade et de randonnée de la FFR sur le territoire de la Guyane. A ce jour, le 1er parcours de randonnée agréé Promenade et Randonnée (PR) est le sentier de la montagne des Singes.

La Montagne des Singes, culminant à 161 mètres, regroupe un ensemble de formations végétales offrant un bon aperçu de la biodiversité de la forêt guyanaise et est riche en arbres de gros diamètre sur des sols sablo-argileux ferrallitiques. On note également des forêts marécageuses sur alluvions hydromorphes. Une espèce protégée, endémique du nord de la Guyane française, trouve refuge dans ces bas-fonds humides : Calathea dilabens  (Marantaceae). Une forêt à palmiers sur alluvions dont le Patawa, un palmier recherché en Guyane y sont présents. Tous les fruits tombés du Patawa feront le régal de l’Agouti. Le Wacapou grand arbre de la voûte de la forêt primaire est aisément identifiable grâce à ses cannelures dans les contreforts et à la couleur de l’écorce beige grisâtre Plus d'une quinzaine d'espèces végétales déterminantes sont connues. La montagne des Singes constitue également la seule localité connue en Guyane française pour un petit arbre d'Amazonie centrale et orientale : Protium strumosum (Burseraceae).

Plus de 160 espèces d'oiseaux y ont été recensées, dont 127 liées directement à l'existence de la forêt primaire. On entend fréquemment un des oiseaux forestiers les plus connus de Guyane, par son chant, le Paypayo.Les Aras survolent parfois ce secteur avant de rejoindre la forêt de l’intérieur Les formations forestières marécageuses jouent un rôle complémentaire dans l'écologie des oiseaux de la montagne.

C'est également au niveau des bas-fonds que l'on rencontre encore une grande faune comme le Tapir et le Saki.

La végétation pionnière entourant le carbet du sommet est dominée par les bois canons, en dessous ce sont les fleurs des balisiers qui apportent une touche orangée dans ce décor tropical.


 

Sources : DEAL Guyane, Une saison en Guyane

Liens : Guyane-Guide, Guyane Amazonie, 5 randonnées à ne pas manquer en Guyane

Posté par EBA Guyane 2018 à 09:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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02 décembre 2018

Survol en hydravion

Après quelques années de bénévolat chez les Sauveteurs en Mer de Lille (SNSM - CFI de Lille/Nord), Jo a dû se résoudre à dire au revoir à tous "ses jeunes" avec qui il a passé d'excellents moments. C'est lors de l'ultime soirée au Sherlock Pub de Lille,

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que tous ont offert à "Jojo" un survol en hydravion afin de voir la Guyane d'en haut, avec "Les Ailes hydro de Montsinéry". Beau cadeau dont Jo a bien profité.

Les ailes hydro - Montsinéry

 

Ce survol permet de découvrir Montsinéry, le pont du Larivot (cher à la maman de Jo Pont du Larivot et son port / ville de Cayenne en fond , Cayenne, ses plages, l'estuaire de la rivière de Kaw et si le climat le permet, les marais de Kaw ; selon le forfait acheté.

Le RDV a été pris une 1ère fois, le 18 nov.. Le ciel étant totalement bouché, le RDV a été reporté à ce jour.

Nous sommes récupérés en barquasse sur le ponton de Montsinéry,pour être accueillis sur la houseboat de club. Le ciel est un peu couvert, mais Pascal le pilote chevronné donne son OK pour partir. Juste le temps d'enfiler le TShirt de la SNSM (pour le clin d'oeil) 

Les ailes hydro - Montsinéry

et le gilet de sauvetage, et voilà le "Jojo" parti dans les airs pendant près de 50 min.

En attendant, MLaure, qui avait prévu d'avancer dans sa lecture, a été hypnotisée par l'observation des exercices de décollage et amérissage d'un jeune pilote.

Belle façon de survoler la Guyane, avec pour conseil de Pascal que la meilleure période étant le mois de septembre.

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Posté par EBA Guyane 2018 à 09:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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