Les EBA guyanais - 2018

02 décembre 2018

Survol en hydravion

Après quelques années de bénévolat chez les Sauveteurs en Mer de Lille (SNSM - CFI de Lille/Nord), Jo a dû se résoudre à dire au revoir à tous "ses jeunes" avec qui il a passé d'excellents moments. C'est lors de l'ultime soirée au Sherlock Pub de Lille,

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que tous ont offert à "Jojo" un survol en hydravion afin de voir la Guyane d'en haut, avec "Les Ailes hydro de Montsinéry". Beau cadeau dont Jo a bien profité.

Les ailes hydro - Montsinéry

 

Ce survol permet de découvrir Montsinéry, le pont du Larivot (cher à la maman de Jo Pont du Larivot et son port / ville de Cayenne en fond , Cayenne, ses plages, l'estuaire de la rivière de Kaw et si le climat le permet, les marais de Kaw ; selon le forfait acheté.

Le RDV a été pris une 1ère fois, le 18 nov.. Le ciel étant totalement bouché, le RDV a été reporté à ce jour.

Nous sommes récupérés en barquasse sur le ponton de Montsinéry,pour être accueillis sur la houseboat de club. Le ciel est un peu couvert, mais Pascal le pilote chevronné donne son OK pour partir. Juste le temps d'enfiler le TShirt de la SNSM (pour le clin d'oeil) 

Les ailes hydro - Montsinéry

et le gilet de sauvetage, et voilà le "Jojo" parti dans les airs pendant près de 50 min.

En attendant, MLaure, qui avait prévu d'avancer dans sa lecture, a été hypnotisée par l'observation des exercices de décollage et amérissage d'un jeune pilote.

Belle façon de survoler la Guyane, avec pour conseil de Pascal que la meilleure période étant le mois de septembre.

PHOTOS


 

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01 décembre 2018

Point météo à fin nov. 2018

 

Point Météo

 

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19 novembre 2018

Les Îles du Salut

Surprise du jour : ML ayant pris une journée de congé, Jo leur a réservé une virée aux Iles du Salut en Catamaran de 18m avec le prestataire Tropic Alizés !

Les Îles du Salut forment un archipel constitué de 3 îlets à 14 km au large de Kourou : Île Royale, Île St Joseph et Île du Diable. Cette dernière est interdite d’accès

RDV fixé à un des débarcadères de Kourou à 7h30. En arrivant, nous découvrons quelques groupes en attente du départ. Celui-ci se fait sous un ciel peu engageant, avec 28 personnes à bord. Très rapidement, les groupes de « jeunes » s’installent sur les filets pour profiter des embruns, mais après plusieurs dizaines de minutes, ils s’en trouvent délogés par les « éclaboussures » d’eau de mer, la houle s'étant bien levée.

Catamaran

La démarcation entre l’eau de couleur marron qui longe les côtes guyanaises et l’eau de couleur beige qui entoure les iles du salut, est flagrante. En effet, l’Océan Atlantique qui baigne les côtes guyanaises est coloré par les sédiments des fleuves (Maroni à l’ouest, Oyapock à l’est) et des rivières (Mana, Sinnamary, Approuague, la Comté) qui s’y jettent.

Entre ciel et mer

Après près d'1h40 de trajet, nous contournons l’île St Joseph pour mieux voir l’ile du Diable. Une légère pause nous permet de faire quelques prises de vue tout en écoutant les explications historiques données par le skipper, et nous contournons l’île Royale où nous débarquons pour une visite libre des lieux.

L’ile Royale est la plus grande de ces 3 îles où y étaient installés l’hôpital, l’administration pénitentiaire et le Commandement du bagne. Certains bâtiments comme l’ancienne maison du Commandant, l’église, les cellules disciplinaires ont été restaurés, alors que d’autres comme l’asile et l’hôpital sont restés en l’état. Nous regrettons qu’un espace n’ait pas été mis en place pour une reconstitution de la vie des différentes époques.

Nous avons pu rencontrer de prêt, et même de très prêt pour Jo, la faune dont les singes pas le moins du monde effarouchés : on voit bien qu’ils sont habitués à voir les touristes, tout en restant sauvages.

singe saïmiri Agouti transportant une mangue

Après une pause rafraichissement dans l’unique restaurant : L’Auberge des îles, nous avons fait le tour de l'île tranquillement et profité des lieux aménagés qui nous ont permis de nous poser et d’admirer l’horizon : la cellule de Dreyfus sur l’Ile du Diable, la côte rocheuse de l’Île St Joseph battue par les vagues…

Ile du Diable - Maison de Dreyfus

Comme l’ensemble du groupe, nous nous retrouvons sur le quai après 2h30 de déambulation, pour remonter à bord du catamaran où chacun a pu prendre son repas pique-nique après un bon petit planteur offert par le prestataire.

La digestion s’est faite par un bon plongeon autour de l’embarcation.

Certains ont relevé le défi, lancé par le skipper, de rejoindre la terre de l’Ile St Joseph à la nage. Joseph ne pouvait pas manquer ça ! Les moins téméraires, comme ML, ont rejoint la terre ferme avec l’annexe.

Le temps de se sécher et nous voilà parti à la découverte de cette île encore très sauvage où s’y retrouvaient les « punis » du bagne. Les cellules de la réclusion sont disséminées dans un enchevêtrement de végétation. Nous avons la chance d’échanger avec un « gardien » de l’île (légionnaire) qui nous invite à entrer plus profondément dans les coursives pour y découvrir des cellules qui ont encore leur toit en bois, ce qui montre à quel point, il fallait peut-être mieux être en cellule avec un toit fait de barres de fer.

Le bagne - cellule toit fermé

Nous empruntons le sentier qui fait le tour de l’île ce qui nous a permis de découvrir un cimetière surprenant, une plage de sable blanc, de très beaux points de vue sur les 2 autres îles.

La fin de la journée s’annonce et nous reprenons l’annexe pour rejoindre le catamaran qui a repris la direction de Kourou. Les groupes des « jeunes » se sont à nouveau jetés sur les filets où certains ont peaufinés leurs coups de soleil tout en plongeant dans un sommeil profond que la pluie soudaine a perturbé.

Quelle belle journée !

Nous sommes très heureux d’avoir pu en profiter aussi pleinement ; probablement parce que notre excursion se passait en semaine, hors vacances scolaires, hors saison touristique. On nous avait beaucoup parlé des eaux transparentes propices à la baignade … nos expériences exotiques nous font dire qu’aujourd’hui les eaux étaient loin d’être transparentes.

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Un peu d’histoire : D'abord nommées « Îles du Triangle » (en raison de leur disposition), les îles du Salut prirent ensuite le nom sinistre d'« Îles du Diable » en raison des forts courants marins qui rendaient leur accès très périlleux. Les épidémies de fièvre jaune dues à l'insalubrité du climat guyanais, au manque de nourriture et d'eau potable, ainsi que les installations précaires et le manque d'organisation, avaient décimé la plus grande partie des colons d'origine française, convoyés en Guyane pour peupler le territoire. Les survivants, qui trouvèrent refuge sur ces îles au climat plus favorable et dépourvues de moustiques, les rebaptisèrent alors « Îles du Salut ».

En 1793 : construction d’une forteresse pour y accueillir les premiers déportés politiques, à commencer par quelque deux cents prêtres réfractaires.

Avec l'abolition de l'esclavage en 1848 et l'opposition politique grandissante aux bagnes sur le territoire métropolitain, l'idée de substituer des bagnards aux esclaves se fit jour. A partir de 1854, l'administration pénitentiaire y instaura un des bagnes les plus durs au monde, où passeront environ 70 000 prisonniers.

L'île Royale accueillait l'administration ainsi que l'hôpital, l'île Saint-Joseph servait pour les « fortes têtes » et l'île du Diable pour les espions, les détenus politiques ou de droit commun.

Il s'agissait du bagne réputé le moins dur de Guyane. Le taux de mortalité y était inférieur à ceux des bagnes établis en pleine forêt guyanaise, comme le bagne des Annamites. Mais les conditions de détention n'en étaient pas moins humiliantes avec des cellules sans toit, recouvertes d'une simple grille.

Quelque prisonniers célèbres : Alfred Dreyfus (1894), Guillaume Seznec (1923), Henri Charrière (1933 – auteur du livre Papillon).

La fermeture du bagne n’a eu lieu qu’en 1947, alors même qu’elle avait été décidée par un décret-loi en 1938. Les installations pénitentiaires seront laissées dans leur état de grand délabrement jusqu'à l'implantation du Centre Spatial Guyanais en 1965 à Kourou. Les îles du Salut sont devenues la propriété du Centre National d'Etudes Spatiales (CNES) en raison de leur intérêt stratégique, sur la trajectoire des fusées Ariane.

Depuis les années 1980, grâce à l'essor touristique des îles et à la volonté de sauvegarder une partie du patrimoine historique, le CNES a permis la remise en état de la Chapelle de Royale, de la maison Dreyfus (non visitable) ainsi que certaines cellules du quartier des condamnés. Enfin, la maison du Directeur a été aménagée en Musée du Bagne.


Sources et liens : Tropic alizés ; L’Auberge des îles ; Les îles du Salut vues par Wikipédia ; Pour mieux comprendre le littoral guyanais


 


 

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17 novembre 2018

Les Marais de Kaw

Aujourd’hui : direction les marais de Kaw.

 

Marais de Kaw

Une réservation auprès d’un prestataire est obligatoire afin de pouvoir profiter de cette réserve. Nous avons fait le choix du Morpho. Plusieurs circuits sont proposés et pour nous ce sera le "circuit découverte".

Réveil de bonne heure (un peu comme pour aller au travail) afin d’être présents au RDV fixé à 9h15 au dégrad (lieu de mise à l'eau de chargement/déchargement des embarcations) de Kaw. Le lieu n’est pourtant pas si éloigné de Cayenne, 80-90km, mais il nous a fallu pas moins de 1h40 pour y parvenir. Malgré la quasi rectiligne du tracé, le tronçon après Roura est beaucoup moins roulant et mérite une vigilance particulière afin de passer ou éviter les nombreux nids de poule.

A notre arrivée, l’écolodge du Morpho accoste et plusieurs passagers y ayant passé la nuit débarquent avec le sourire mais aussi les traits tirés. Le temps que l’équipe nettoie et procède au ravitaillement, et nous voilà embarqué à notre tour.

Nous sommes un petit groupe de 8 personnes. Idéal pour pouvoir se mouvoir sur l’embarcation. Notre guide nous donne beaucoup d’informations sur le site tant sur la faune, la flore et aussi sur l’histoire du lieu. Le Marais de Kaw est une des 6 réserves naturelles en Guyane, créée par décret en 1998. Cette réserve est la 3ème plus grande réserve française avec près de 95000 hectares et est située sur 2 communes : Roura et Régina. Le village de Kaw y est englobé, on ne peut y accéder qu’en pirogue.

Nous avons fait de nombreux arrêts pour observer, écouter la nature. Ainsi nous avons pu voir quelques espèces :

  • faune : aucun reptile ; des oiseaux tels que : le héron Cocoï

    Héron cocoï, l’aigrette (bleue, neigeuse), le martin pécheur, le jacanas noir, la tavèle favorite (ses longs doigts lui permettent de courir sur l’herbe), la buse, l’urubu noir, le classique cul jaune, la sturnelle militaire (on dirait un rouge gorge), et tant d’autres.

  • flore : le moucou moucous

    Les moucou moucous (présent depuis moins de 40 ans en Guyane), la jacinthe d’eau, …

Nous avons fait demi-tour au niveau du Canal Roy long de 7km. Ce canal a été creusé par les esclaves et s’inscrivait dans l’aménagement fluvial pour transporter les marchandises des exploitations vers Cayenne sans passer par la mer (cf. un peu d’histoire ci-dessous).

La matinée est ponctuée par un arrêt au village de Kaw où nous visitons la Maison de la Réserve Naturelle. Nous prenons un petit apéritif et le déjeuner aux saveurs locales dans l’unique restaurant du village. Curieux de tout, c’est sans hésitation que ML a opté pour un plat de viande de cabiaï très bien préparé et savoureux ; tandis que Jo a privilégié l’atipa, poisson dont le corps est recouvert d’écailles osseuses qui lui donne une apparence d’armure. Au final nous avons goûté à tout. ML a trouvé un léger goût de vase au poisson, plus induit par l’aspect du poisson que par son goût même. Il va de soi que tout était accompagné d’un riz blanc et d’haricots rouges.

Après une glace coco maison (dont personne n'a retrouvé le goût coco) et un petit café, visite du village ayant peu d’intérêt. Nous retenons tout de même que l’église mérite un petit coup d’œil. Avant de repartir vers le dégrad, certains, comme Jo, se sont baignés dans la rivière de Kaw. Il a beau faire chaud, ML est restée stoïque dans l’embarcation. Le retour vers le dégrad se fait tranquillement pour y arriver à 15h00 où de nouveaux curieux de la nature attendaient pour embarquer et passer la nuit sur l’embarcation.

Nous avons repris la route de Cayenne en faisant une halte à l’Auberge du Camp des Caïmans d’où il y a un beau point de vue sur la forêt 

Montagne de Kaw - Auberge du Camp des Caïmans

; puis un nouvel arrêt aux chutes de Fourgassier. On y découvre un lieu apaisant et propice à la détente en famille. Malgré le manque d’eau (nous sommes à la fin de la saison sèche), l’endroit donne envie de s’y rafraichir.

Chutes de Fourgassier

 

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Un peu d’histoire : Les premiers habitants de la région de Kaw étaient des Amérindiens. Les vestiges d’un village, sur la montagne Favard, ont été découverts, tels que des charbons de bois, des morceaux de poteries (dont certains ont été datés au carbone 14 à 170-380 ans après JChrist) ou des restes d’outils lithiques, ainsi qu’une roche métamorphique gravée témoins de cette occupation. Jusqu’à la période coloniale, les Amérindiens étaient les seuls habitants de la région. En 1596, le premier européen, le capitaine Keymis, arrive dans la région de Kaw. Les 1ères implantations coloniales sonnent le début du déclin des Amérindiens qui sont soumis au commerce de traite et décimés par les maladies européennes. Pour des raisons religieuses et pour permettre une meilleure maîtrise, les populations Amérindiennes ont été sédentarisées. La région de Kaw est colonisée à partir du XVIII siècle. L’administrateur Lescalier interdit l’exploitation des Amérindiens dans les années 1786-89. Des centaines d’esclaves africains sont amenés dans la région afin d’effectuer les aménagements des plantations. Les «terres hautes », correspondant aux collines, étaient utilisées pour la culture (cacao, café). Le Lamentin y était chassé, salé et exporté sur Cayenne. En 1776, Louis XVI envoya en Guyane un jeune missionnaire général de la Marine, afin d’étudier les perspectives de développement de cette colonie. Ce dernier recommande l’exploitation des « terres basses », c’est-à-dire les zones marécageuses, les « terres hautes » étant épuisées. Afin d’assécher les marais, le jeune missionnaire fait appel à Samuel Guisan (suisse), ingénieur agraire et hydraulique en Guyane hollandaise, qui poldérise les rives de l’Approuague, de la Courouaïe et de la rivière de Kaw. Les plantations étaient de grandes habitations qui pouvaient abriter jusqu’à 200 personnes. On y cultive du café, du coton, des vivres, de l’indigo et parfois du roucou. Le canal Roy, rejoignant la rivière de Kaw à l’Approuague (7 Km), dont la construction débute vers 1785, a été creusé par les esclaves et s’inscrivait dans un aménagement fluvial afin de transporter les marchandises des exploitations de l’Approuague vers Cayenne sans passer par la mer en évitant ainsi une navigation dangereuse.

La révolution française provoqua l’exil des nombreux colons nobles présents dans la région, et l’abandon des habitations. La première abolition de l’esclavage en 1794 participa également à la fragilisation des exploitations.

Au 19ème siècle, les exploitations renaissent largement favorisées par le rétablissement de l’esclavage en 1802. Contrairement au siècle précédent, la canne à sucre devient la culture dominante. Divers épices, comme le poivre ou la vanille, font également l’objet de cultures. En 1819, 200 ressortissants chinois y sont installés afin de développer la culture de thé. L’expérience échoue en quelques mois, le travail étant considéré comme impossible car trop coûteux par les chinois qui demandèrent de quitter la région. L’abolition définitive de l’esclavage en 1848, met fin aux exploitations agricoles. Devant le désaccord des esclaves affranchis avec les anciens maîtres concernant le système salarial proposé, ceux-ci préfèrent partir et s’installer sur les «terres hautes ».

Le village de Kaw, situé sur un îlot sableux au milieu du marais, fut créé par les esclaves émancipés de cette région. Les bambouseraies bordant la rivière de Kaw matérialisent les anciennes habitations des colons. Les bambous étaient utilisés pour la fabrication de canaux d’irrigation, afin d’emmener l’eau dans les maisons.

Au début du 20ème siècle, l’accès au village de Kaw se faisait soit par la mer, soit en empruntant un chemin forestier entre le parking actuel de Kaw et le bourg de Roura. Dans les années 80, suite à un naufrage dramatique qui a décimé une partie d’une famille de Kaw, un chemin carrossable (CD6) a été construit. Goudronnée dans les années 90, cette route a facilité l’accès à Kaw, a entraîné une augmentation de sa fréquentation et mais aussi facilité l’exode de la population vers Cayenne. Le village de Kaw est habité aujourd’hui par une cinquantaine de personnes, vivant essentiellement du RMI, d’emplois municipaux, de la pêche et du tourisme. Elles sont d’origine Créole, Brésilienne et Surinamaise.


Sources : Les Marais de KawLe Morpho; La Réserve Naturelle Nationale des marais de Kaw Roura; Guyane Amazonie

Autres blogs : http://maguyane.over-blog.com/article-la-village-de-kaw-et-ses-marais-41188720.html https://www.floetyo.com/blog/balade-sur-les-marais-de-kaw-avec-tig-dilo/http://lesbonduenguyane.over-blog.com/2015/11/les-marais-de-kaw-incroyable.html ; http://alacroiseedeschemins.fr/2015/06/visite-des-marais-de-kaw/https://www.carnetderoute.fr/guyane/marais-de-kaw/



 

27 octobre 2018

Cayenne ... visite guidée

Nous profitons des visites guidées thématiques (gratuites), proposées dans le cadre du mois de la ville de Cayenne 2018 par l'Office de tourisme de Cayenne en partenariat avec le Parc Naturel Régional de Guyane et l'association Passion Guyane.

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Le RDV est donné à l'office du tourisme à 9h00. Une brève introduction en attendant les quelques retardataires, nous apprend que les visites guidées de la ville sont inexistantes depuis bientôt 2 ans. L'association Passion Guyane, tout juste déclarée, va les remettre en place dès 2019. Notre guide nous dit qu’aujourd’hui, la visite nous présentera brièvement les principaux pôles d’attractivité de la ville, sans être une visite dite « historique »… il faudra revenir et payer !! On va dire que c’est de bonne guerre …

Le 1er point d’intérêt se trouve juste derrière l’office de tourisme : le Fort Cépérou. C’est ici qu’il faut venir pour avoir une vue imprenable de la ville.

Situés sur le Mont Cépérou, le Fort et la Pagode

Pagode au Fort Cépérou

sont malheureusement très dégradés alors même que ce lieu a été classé monument historique. Nos pas nous ont ensuite amenés sur la Place Léopold Héder dite aussi place de Grenoble, classée monument historique en mars 1999. En son centre, on trouve la fontaine de Montravel, édifiée en 1867 par des bagnards et dédiée au gouverneur qui avait réussi à résoudre le problème d’approvisionnement en eau de la ville. Le long de cette place, se trouve l’hôtel de la préfecture, bâtiment de style colonial, où sont organisées les soirées du Préfet. (je vous invite à aller voir le « Blog de Marie-Odile et Philippe » qui est une vraie source d'informations). Nous logeons l’ancien hôpital avant de faire un bref passage sur la fameuse Place des Palmistes qui nous apprend combien il est difficile de faire perdurer le maintien des palmiers : en effet, après plusieurs attaques de chenilles, les incivilités et les difficultés à trouver les financements nécessaires … la mairie replante régulièrement des palmiers. La guide nous entraine à la découverte de Street Art, thème qu’elle espère pouvoir exploiter pour de futures visites guidées. Petit arrêt sur la place des Amandiers occupée, ce jour, par l’organisation d’un concours de pétanque.

Les discussions et échanges sont nombreux et c’est quasiment au pas de course que nous poursuivrons la visite qui s’oriente sur les commerces en tout genre. Le 1er commerce est très surprenant : Muzé Du Nimporte'koi où on peut acheter de tout mais surtout n’importe quoi ! On passe devant à chaque retour du marché, le samedi, et nous ne l’avions jamais remarqué. Ensuite, aperçu rapide de bonnes adresses : restaurants, librairies, vente de hamacs et souvenirs … Le groupe est abandonné par plusieurs membres (en effet, la visite devait se terminer à 11h00, et alors qu’il nous reste encore beaucoup à voir, il est déjà 11h45). Nous poursuivons notre périple par un passage rapide à la Cathédrale St Sauveur (malheureusement fermée) puis direction le port et le MIR (Marché d’Intérêt Régional) après une petite pause à l’office de tourisme où nous récupérons une bouteille d’eau ! Le soleil tape … les coups de soleil sont là ! Quelques pas sur le ponton du port, 

Ponton Port marée basse

nous apprend que des panneaux racontant l’histoire de la ville y sont installés. Retour par le marché aux poissons où chacun déguste un sorbet : maïs lait de coco - corossol pour ML / corossol - coco pour Jo. Quel bien ça fait ! A notre tour d’abandonner le groupe … il est 12h30 et grand temps d’aller faire le marché aux fruits et légumes avant qu’il n’y ait plus rien (comme dans notre frigidaire).

Nous sommes assez mitigés sur cette visite qui, sommes toute, nous a donné envie d’être à l’affut de la sortie sur le thème : maisons créoles (extérieur/intérieur).

 

Photos


 

Un peu d’histoire : La ville de Cayenne … 

Le Fort Cépérou, à l’origine de la création de la ville de Cayenne vers le milieu du 17ème siècle, a une situation stratégique avec une vue imprenable sur la mer et sur l’entrée de la rivière de Cayenne. Charles Poncet de Brétigny, directeur français de la compagnie du « Cap de Nord », rejoint en 1643 les 1ers colons. Il achète une colline aux indiens Galibis et lui donne le nom de « Mont Cépéroué, nom du chef indien. Charles Poncet de Brétigny a recours aux persécutions et humiliations contre les indiens autochtones qui finissent par se révolter en anéantissant cette colonie. Au fil des années et des évènements, le fort changera souvent de nom.

Un petit village fut bâti sur cette colline sous la protection de la fortification : naissance de la ville de Cayenne.

Au gré des conflits, entre 1954 et 1676, agitant les puissances sur le vieux continent, le Fort Cépérou sera hollandais, anglais, français.

Le 18 décembre 1676, les troupes françaises, dirigées par le vice-Amiral d’Estrées, reprennent la ville aux hollandais. Les plans d’une nouvelle enceinte seront élaborés par Vauban, l’ingénieur du Roi, au cours de l’an 1689. En 1701, le fort est ravagé par les flammes au cours d’un incendie qui s’étend jusqu’à la ville composée de cases recouvertes de feuilles de palmier. Les portugais qui occupèrent la Guyane entre 1809 et 1817 détruisent à leur départ tous les systèmes défensifs de l’île de Cayenne. En 1864, le fort était quasi à l’abandon. Le 15 octobre 1879 : Décret instituant les municipalités en Guyane, élues au suffrage universel. En souvenir, la date du 15 octobre sera par la suite choisie pour celle de la fête de Cayenne. Le 12 août 1888, la cloche installée sur la Pagode du fort retentit durant huit jours, lors du grand incendie du quartier Sud-est de Cayenne. C’est durant la première moitié du 20ème siècle, qu’une horloge publique installée sur le site donnait l’heure aux cayennais.

D’où vient le nom de Cayenne ? Une légende veut que le roi Cépérou, chef des Galibis ait eu un fils du nom de Cayenne. Cayenne, qui aimait passionnément la princesse Bélem, fit appel au sorcier Montabo pour l’aider à conquérir son cœur. Grâce aux bons soins de Montabo, Cayenne pu franchir, monté sur un taureau, une immense rivière aux eaux tumultueuse. Il pu ainsi rejoindre Bélem et l’épouser. Pour le récompenser, le roi Cépérou décida que le village au pied de la colline sur laquelle il vivait s’appellerait Cayenne.

Une 2nde théorie plus historique : pour M. Boyer, directeur scientifique de l’atlas de la Guyane, l’origine réelle doit plutôt se chercher dans les termes de marine du 17ème siècle. La caïenne était ce réchaud sur lequel se faisait la cuisine pendant le voyage. Lorsqu’après plusieurs mois de mer, le capitaine trouvait un havre accueillant où il décidait de séjourner, son premier souci était de faire « débarquer la caïenne ». Dans l’argot des marins, Caïenne a bientôt signifié un lieu où l’on pouvait se reposer des rigueurs de la mer. Par extension, les dépôts de vivre dans les ports se sont appelés Cayenne. Brest, Rochefort ont eu leur cayenne. Aujourd’hui encore dans le compagnonnage les lieux où sont accueillis et nourris les compagnons du tour de France s’appellent des cayennes.

 

 


Sources : Les origines du Fort Cépérou3 siècles d’histoireBlog de Marie-Odile et Philippe.




21 octobre 2018

Sentier du bagne des Annamites

De nombreux collègues de Jo ont évoqué la belle ballade à faire au sentier du bagne des Annamites avec pour point de chute la crique Tonnégrande.Ce lieu est à l'origine le camp Crique Anguille, un des nombreux camps présents en Guyane (pour plus d'informations, cf. "un peu d'histoire" ci-dessous).

Sentier Bagne des Annamites

Les températures étant élevées et cette balade étant prisée, nous partons relativement tôt afin de pouvoir découvrir ce site dans de bonnes conditions. En arrivant sur le parking (annoncé tardivement), on ne peut que constater que beaucoup ont eu la même idée !

Les tous premiers pas sur le sentier, nous mettent de suite dans l'ambiance amazonienne.

Forêt 1

Cette balade est accessible aux familles dont les enfants pourront gambader sans danger. Des planchers en bois permettent de traverser certaines  zones qui doivent être inondées en saison des pluies. Des panneaux d’information, maleureusement assez détériorés, jalonnent le sentier et les ruines qui sont parfois difficilement repérables car enfouies sous la végétation.

Après une petite heure de marche et un détour pour découvrir les restes du quartier des tirailleurs sénégalais, nous sommes arrivés à la crique Tonnégrande. Sur place, il y a une aire de pique-nique (3 tables), un ponton et quelques cordes suspendues qui permettent aux plus téméraires de jouer à Tarzan pour plonger dans la rivière.

Ponton

Des morphos et morphos bleu barrés évoluant au dessus de l'eau et dans la forêt ont fait la joie des yeux de MLaure qui ne cesse d'être étonnée de leur majesteux vol.

Les tables de pique-nique étant déjà "assaillies", nous logeons le cours d'eau jusqu'à trouver un petit coin de tranquilité.

Après une petite baignade pour Jo, nous traversons ce cours d'eau (frais ... très frais tout en faisant beaucoup de bien) pour nous installer sur l'autre rive afin d'y pique-niquer. L'expérience du terrain de Jo, a permis une installation rudimentaire pour s'isoler des insectes indésirables !!

Sur le chemin du retour, nous avons poursuivi la découverte des restes du camp : la prison, les commodités, le quartier des condamnés, le quartier administratif. Même si ces lieux sont envahis par la végétation, de nombreux vestiges sont présents et expliqués par des panneaux informatifs.

Bagne des Annamites  Prison

On ne peut que déplorer le manque de mise en valeur du site, mais la nature est tellement puissante que l'homme ne peut que s'incliner.

photos

 


 

Un peu d'histoire :

Le bagne des Annamites ou Camp de la Crique Anguille se situe sur la commune de Montsinéry-Tonnérande, à 45km de Cayenne.

Créé en juin 1930, en même temps que 2 autres camps (La Forestière, Saut du Tigre), ce camp dépend directement du gouverneur de la Guyane. Entre 1931 et 1946, il a accueilli 525 prisonniers indochinois venus de Saïgon et d’Hanoï.

Dès 1887, le Laos, le Cambodge et l’ensemble Annam-Tonkin, protectorats français, formaient l’union indochinoise. La politique coloniale connaît un durcissement qui mène au soulèvement de Yen-Bay en février 1930. Le gouverneur Pasquier décide alors d’éloigner les « éléments subversifs » en les dirigeant vers des terres lointaines. La création en Guyane du territoire autonome de l’Inini, par décret du 6 juin 1930, permet au gouverneur de donner acte à sa décision. Les conditions étaient remplies pour l’arrivée en avril 1931 de plus d’une centaine de prisonniers politiques et de plus de 400 condamnés de droit commun : l’installation des camps s’impose alors. Lorsque les indochinois déportés arrivent en Guyane, après une traversée de 35 jours, puis des troubles violents dans le pénitencier où ils avaient été placés, 395 prisonniers rejoignent, en septembre 1931 le camp de la Crique Anguille.

Originellement, le camp comprenait sept bâtiments en bois, la maison du chef de camp, des cachots et un réfectoire, tous construits par les premiers bagnards. Le but de ce camp était de développer la région de l'Inini, alors entièrement recouverte de forêts. Les premières pistes sont tracées à partir de 1934. À partir de 1939, les détenus sont progressivement libérés à la fin de leur peine. Lors du déclenchement de la guerre en 1940, les tirailleurs sénégalais qui officient comme gardiens furent remplacés par des militaires guyanais. Le camp est définitivement fermé en 1945. Les Indochinois qui y sont encore sont graciés et s’installent dans la ville de Cayenne pour y fonder ce qui est encore aujourd’hui appelé le quartier chinois.

 


 

Sources : Mairie de Montsinéry-Tonnigrande,  Camp Crique Anguille

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06 octobre 2018

Crique Gabriel - Roura

Sortie proposée par l'amicale professionnelle de Jo : découverte de la Crique Gabriel en pirogue. Une crique est le nom donné aux rivières en Guyane.

Rien de mieux pour repérer ce qu'il nous sera envisageable de faire les mois à venir.

Le RDV étant fixé au Wayki Village à Roura à 14h, nous en profitons pour aller pique-niquer près de l’église de Roura qui surplombe la rivière La Comté ou Oyack.

Eglise Roura 2018 10 06 

 La Comté Roura 2018 10 06 -3

Nous retrouvons le groupe pour embarquer sur une pirogue traditionnelle en bois, dirigée par un piroguier brésilien qui nous donnera des informations sur le lieu, la faune et la flore.

Cette crique proche de Cayenne (environ 35km) débouche dans le Mahury (fleuve qui se jette dans l’océan Atlantique) à la hauteur du pont de Roura à Stoupan.

Elle serpente une forêt  marécageuse luxuriante qui forme par endroit des galeries. Quelques exemples :

Le cacaoyer rivière est un arbre pouvant mesurer 18m de haut. Avant ouverture, les fleurs, qui apparaissent de décembre à mars, ressemblent à un gros bâton de vanille de 30 cm. Nous avons eu la démonstration d’une « ouverture forcée » par notre guide qui a cueillie un bâton pour le frapper violement sur la pirogue et nous avons pu voir apparaitre une fleur d’environ 20cm de diamètre. Elles s’ouvrent comme une peau de banane. Ces fleurs laissent la place à des fruits en forme de cabosse de 30cm de long où se développent des graines comestibles au goût de noisette / amande.

Joël le Piroguier 2018 10 06 -1

Le moutouchi marécage ou moutouchi rivière, qui ressemble étrangement à un fromager, est utilisé par les amérindiens pour fabriquer divers petits instruments tels que ustensiles de cuisine (cuillères, assiettes) et bouchons pour les filets de pêche. Son bois est léger et résonnant quand on le tape.

Moutouchi 2018 10 06

Des morphos sont venus nous saluer très furtivement.

Notre piroguier fait un arrêt pour nous faire une démonstration de grimper de palmier avec une corde fabriquée sous nos yeux (feuilles enroulées sur leur tige, pour former une ceinture). Il nous fait goûter un cœur de palmier.

Après un passage sous le vieux pont de bois de Dégrad-Eskol, la crique devient plus étroite, la végétation change, l’eau est d’une couleur plus ambrée, nous quittons la forêt pour une plaine de marécage et une savane inondée qui se nomment les marais Gabriel (cf. « un peu d’histoire » pour connaitre la signification de ce nom). Nous y faisons une pause Ti Punch et grenadine pour les plus petits. Nous entendons et admirons l’envol de nombreux oiseaux malheureusement effrayés par le bruit du moteur de la pirogue.

Nous n’avons pas eu la chance d’identifier ou de découvrir certains spécimens normalement présents dans cette faune.

Certains enfants présents craignaient ou espéraient voir des caïmans, mais ceux-ci ont disparus de ce marais depuis plusieurs années.

Nous avons fait demi-tour, puis 2 arrêts « plongeons » pour certains, un arrêt pour observer le ballet de singes (probablement des saïmiris) et avons prolongé la balade sur le Mahury en passant sous le pont de Roura.

Cette belle et longue balade, de 4h30 en pirogue, nous a donné envie de revenir observer dans le silence et le calme toute cette flore et cette faune. Location de canoë en projet … 

 


 

Un peu d’histoire : A l’origine, la crique Gabriel se nomme crique de Racamont ou encore de Touréné et était habitée sur son cours par les amérindiens Arouas aujourd’hui disparus. Elle a été mise en valeur par les colons français au cours du dernier quart du 17ème siècle. C’est à la période esclavagiste quelle doit son changement de nom dans des circonstances malheureuses et dramatiques. En 1712, sous la direction d’un chef du nom de Gabriel, plusieurs esclaves expriment leur mécontentement en s’installant au pied d’un grand fromager sur une des hauteurs isolées de la montagne de Kaw bordant la savane. Un détachement, commandé par un officier de milice est amené afin de les capturer. Leur campement détruit, les esclaves marrons ont demandé et obtenu grâce afin de retourner chez leurs maîtres sans avoir à subir de graves sanctions. Le sort du chef Gabriel a été pour lui totalement différent et beaucoup moins clément. Il réussit à s’évader, mais poursuivit par la troupe milicienne, il périt noyé dans les « savanes » s’étendant à perte de vue sur le marais. Le drame fut tel que le nom de Gabriel désigna bientôt la grande colline dominant le marécage. Cette grande colline est en fait plus une petite colline : son point culminant à 276m.

Cette colline marque la séparation entre les marais Gabriel et les marais de Kaw

 


Sources : Guyane Guide, Le Petit Futé, Wayki Village, Commune de Roura 



 

30 septembre 2018

Sentier du Rorota - Rémire Montjoly

Cette fois, nous ne partons pas à 11h00 comme pour le sentier Loyola et démarrons la découverte du sentier dés 9h15.

Bambou

L'accès se trouve sur la route des plages et nous laissons notre voiture sur le parking déjà bien occupé. Ce sentier est interdit depuis 2016, comme le signalent les panneaux à l’entrée. En effet, il y a des risques d’éboulement. Des arbres peuvent tomber à tout moment. Malgré cette interdiction, ce lieu attire de nombreux amoureux de la nature, des joggeurs, ...

Ce sentier fait une boucle de près de 6km. Il longe les lacs Rorota, Lalouette et Rémire autour du mont Mahury qui, culminant à 162 mètres de haut, fait partie des dernières zones naturelles encore préservées de la région. La forêt est luxuriante, les fleurs semblent n'attendre qu'à être cueillies. Nous avons pu voir de nombreux morphos et observer 2 moutons-paresseux. Il faut prendre le temps d'observer, et repérer leur arbre de prédilection : le bois canon, dont le tronc creux explose quand on le brûle. Tout au long du sentier, de formidables points de vue permettent de voir la plage, les ilets de Rémire.

Vue sur la mer

Photos


un peu d'histoire : Ce sentier devait faciliter l’accès aux installations de captage d’eau. Des installations construites par l’ingénieur des ponts et chaussées "Lalouette". Il est à l’origine, au 18 siècle, de la création de ces lacs. Il s’agissait de constituer une réserve d’eau potable pour les habitants de Cayenne et sa périphérie. Il a fait construire des aqueducs, des fontaines, des bassins réservoirs, des conduites souterraines pour amener l’eau douce dans les habitations. Ces vestiges existent encore aujourd'hui. Les lacs n’alimentent que Rémire-Montjoly.


 

Sources : France Info - Guyane 1ère, Carnet de route



 

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23 septembre 2018

Journée des nouveaux arrivants - Camping La Mangrove

Une journée d'accueil des nouveaux arrivants est organisée au Camping La Mangrove.

La Mangrove à marée basse1

Ce type de journée permet aux "anciens" de donner des conseils et partager leurs expériences et bons plans.

Après un petit discours de bienvenue, les échanges et rencontres se sont poursuivis autour d'un apéritif puis d'un buffet.

Les enfants, suivis rapidement par les adultes, ont profité de l'espace, de la plage aménagée et en particulier des jeux gonflables mis à la disposition de chacun.

Un beau lieu pour un premier carbet à faire en WEnd... à méditer !

Photos



 

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09 septembre 2018

Sentier Loyola - Rémire Montjoly

Un des 2 accès à ce sentier se trouve à 2.5 km de la maison ... La boucle aller-retour fait 4.6 km.

Nous partons un peu tardivement, 11h00, mais nous sommes des guerriers, et les guerriers n'ont peur de rien.

L'espace aménagé pour le parking est ombragé par des bambous démesurés et il n'a pas été difficile de trouver une place pour la voiture.

Bambous

Après 5-10 minutes de marche, nous arrivons sur les vestiges de l'habitation des jésuites de Loyola. On peut voir une succession de terrasses où étaient implantées la maison de maître, la chapelle, la cuisine, l'hôpital ... On devine l'emplacement du cimetière. Site merveilleusement restauré. La poursuite du sentier se fait aisément tout en admirant un énorme fromager, le vol majestueux de quelques papillons, 

Papillon

un point de vue sur la baie de Rémire d'où on voit l'Ilet la Mère. Le sentier descend doucement vers la route des plages, ce qui permet, pour certains, de se faire récupérer à cet endroit afin de ne pas revenir sur leurs pas.

Pour nous, le retour nous permet de voir certaines étrangetés de la nature que nous n'avions pas remarqué à l'aller et d'avoir un point de vue du site archéologique Loyola totalement différent.

Les fameux guerriers partis à 11h00 de chez eux et de retour à leur voiture à 14h20 auraient dû penser à :

- se tartiner de crème solaire ;

- prévoir une réserve d'eau fraiche dans la voiture pour le retour ;

- penser que le soleil tourne et que l'ombre de 11h10 n'était plus là ... il fait chaud dans une voiture exposée au soleil guyanais !

Faites ce que l'on dit, mais surtout pas ce que l'on fait.

PHOTOS


 

Un peu d'histoire : En Guyane, la présence de religieux remonte aux débuts de la colonisation française. L’essentiel du service religieux a été assuré par les jésuites qui avaient pour principal objectif d’apporter la religion catholique au monde entier. Pour financer leur entreprise d’évangélisation, ils avaient besoin de revenus réguliers et importants. Ils deviendront ainsi de grands propriétaires terriens et se sentiront justifiés de recourir à l’esclavage. Les jésuites ont démontré une grande maîtrise de l’économie coloniale, assurant ainsi leur suprématie dans ce domaine. À la veille de leur expulsion, les jésuites étaient à la tête de cinq grandes habitations couvrant plusieurs milliers d’hectares dont Loyola à Rémire. Pour les mettre en valeur, ils avaient recours à plus de 1 000 esclaves, soit le cinquième de la population servile de la colonie. 

Le site archéologique de Loyola est un témoin remarquable de la plus grande habitation esclavagiste de Guyane. Occupé de 1668 à 1769, les traces de la présence jésuite ont été protégées par une forêt envahissante après l’abandon des lieux. Depuis 1994, les archéologues en dégagent et étudient les vestiges, mais une grande partie du site reste encore à découvrir.

 


 

Sources : Site archéologique LoyolaGuyane Amazonie



 

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